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Le traitement de l'aptitude réduite

aptitude réduite et handicap

Les deux notions ne doivent pas être confondues. Un collaborateur souffrant de troubles musculo-squelettiques ne pourra peut-être plus tenir pleinement son poste de travail, sans pour autant pouvoir prétendre à la RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé).

 

A contrario, une personne handicapée (par exemple si elle est diabétique) pourra tout à fait tenir normalement son poste de travail sans que personne ne s'aperçoive de quoi que ce soit. 80% des handicaps sont en effet invisibles.

 

prise en compte dans le fonctionnement du service

Dans une organisation, il y a deux façons de traiter l'aptitude réduite, qui est souvent liée au vieillissement des collaborateurs : le licenciement pour inaptitude physique (solution de facilité permise par le Code du Travail) ou la création de postes de travail adaptés.

 

La création d'un poste de travail adapté est une opération délicate et qui mobilise plusieurs acteurs (le management, les acteurs médico-sociaux, les représentants du personnel...) car il s'agit ni plus ni moins de revoir le contenu du poste de travail du collaborateur concerné en lui enlevant les activités qu'il ne peut plus assurer pour les remplacer par d'autres activités compatibles avec son état de santé.

 

Ce faisant, on entre ainsi dans la logique du Rubik's Cube : pour conserver l'équilibre économique de l'opération, les activités enlevées doivent être réparties sur le reste de l'équipe, et celles ajoutées souvent enlevées à un autre poste de travail. C'est ainsi que la création d'un seul poste de travail adapté peut conduire à la refonte de la totalité de l'organisation d'une équipe.

 

Pour assurer le succès de cette création, la compréhension et l'assentiment des autres collaborateurs est indispensable, d'où le rôle crucial du pôle médico-social et des représentants du personnel.

Les avantages de cette prise en compte

Mais quel intérêt, me direz vous, de se lancer dans un chantier aussi complexe ?

 

Pour le collaborateur, l'intérêt est évident : malgré ses difficultés de santé, il est ainsi maintenu dans l'emploi  et se voit confier de nouvelles missions, gage d'une implication renforcée.

 

Pour la collectivité, l'intérêt est aussi manifeste car la solution trouvée permettra d'éviter de dégrader les comptes sociaux.

 

Et pour l'organisation (entreprise, collectivité locale, association...) ? L'intérêt est indirect mais très puissant, car la création de postes de travail adaptés apporte de la sérénité à toute l'équipe et renforce la confiance envers le management. Chacun pourra se dire : "si j'ai un jour un pépin de santé, les patrons ne me laisseront pas tomber".

 

Au delà de la satisfaction morale d'avoir trouvé une solution pour chaque cas individuel, voilà le véritable retour sur investissement pour les organisations qui se lancent dans cette démarche.

 

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