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Nouvelles motorisations : que choisir ?

Pour le consommateur, le choix a longtemps été limité entre essence ou diesel. Mais il existe maintenant une large palette de motorisations nouvelles : électrique, hybride rechargeable ou non rechargeable. Comment s'y retrouver ? Voici mon avis complètement subjectif sur la question.

 

L'électrique

C'est le véhicule "propre" par excellence : zéro émission et silencieux, il bénéficie de l'appui des pouvoirs publics. Mais il souffre aussi de nombreux défauts : véhicules chers à l'achat, autonomie limitée, incompatibilité entre abonnements aux bornes de recharge, bilan carbone pas très bon en amont (extraction des terres rares pour fabriquer les batteries) et en aval (recyclage partiel des batteries). Sans parler des aspects géostratégiques, à savoir notre dépendance vis-à-vis de l'Asie pour la fourniture en batteries, en attendant l'Airbus des batteries initié par l'UE. 

De fait, ce type de véhicule semble adapté à un contexte précis et limité : les petits déplacements du quotidien autour de chez soi. Et plutôt réservé à une clientèle de propriétaires de pavillons individuels, où le véhicule peut être rechargé dans l'allée ou le garage.

L'hybride rechargeable

C'est le véhicule à la mode, notamment pour la motorisation des SUV. Il est doté d'une batterie rechargeable en complément d'un moteur à explosion. Le moteur électrique est utilisé en ville et à basse vitesse, tandis que le moteur thermique prend le relais dans les autres usages. Inconvénient : la voiture est plus lourde du fait de la présence des batteries. Pour être vertueux, il faut donc les recharger régulièrement car sinon le moteur thermique consommera plus qu'une voiture classique du fait de ce poids supplémentaire. Or, contrairement aux véhicules électriques , rien n'oblige le conducteur pressé ou négligent à faire cette recharge régulière puisque le moteur thermique prendra le relais au démarrage, même si la batterie est vide...

l'hybride non rechargeable

Déployée sur de petites citadines (Renault Clio, Toyota Yaris, Ford Puma...), cette solution consiste à adjoindre un ou plusieurs petits moteurs électriques au moteur thermique. La batterie se recharge au freinage ou à la décélération puis aide constamment le moteur thermique à mouvoir le véhicule. Plusieurs avantages : un véhicule moins cher à l'achat, pas de problème d'autonomie et une consommation moyenne qui peut tomber à 3 litres aux 100 km. Mais pour une raison que j'ignore, cette solution n'équipe pas (encore) les berlines et les SUV.

De mon point de vue, cette technologie reste cependant le meilleur compromis actuel sur le marché, en attendant l'avènement futur de la voiture à hydrogène.

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